A la Découverte de la ville de Saumur

Le patrimoine du saumurois est immense, caractérisé par ses vignobles, ses châteaux, ses troglodytes, sa tradition équestre, ses monuments classés… Avant de le découvrir, pourquoi ne pas partir tout d’abord à la découverte de la ville de Saumur.

Saumur, au coeur de l’Anjou, est une ville alliant art de vivre, art du vin, art équestre et patrimoine. On la surnomme « la blanche » en raison de la pierre de tuffeau de ses maisons et de ses monuments. La silhouette de son  château visible à des kilomètres, se découpe depuis le Xème siècle dans le ciel saumurois. C’est pour cela que Saumur a des allures de contes de fées.

Mais, partons à la découverte de la ville de Saumur.
 

Aperçu du château de Saumur et du quartier de l'église Saint Pierre depuis la rive droite du fleuve royal, la Loire.
Saumur “la blanche”, son château et le quartier Saint Pierre

Le soir venu, vous pourrez faire halte à proximité des animations et des festivités de Saumur, ville à taille humaine. Et profiter ainsi des bords de Loire, de ses restaurants et de ses commerces de proximité. Pourquoi alors ne pas faire halte dans une chambre d’hôte de charme au sein de la “Maison de Saumur” ? La “Maison de Saumur” est une maison d’hôtes labellisée Gites de France City Break Premium. Cette maison se situe dans le quartier historique de l’Ecole de Cavalerie, non loin du coeur de ville de Saumur.

La Découverte de la Ville de Saumur

Véritable perle de l’Anjou, Saumur vous invite à découvrir le charme de ses rues piétonnes, la magie des balades à pied ou à vélo en bord de Loire. Saumur compte près de 62 monuments historiques dissimulés dans ses ruelles, rues, places ou quais de Loire : maisons à colombages, habitations troglodytiques, hôtels particuliers.

Terre de Tuffeau

Le Saumurois, terre de tuffeau, possède près de 1 200 kilomètres de galeries  troglodytes ainsi qu’environ 8 000 cavités

Les entreprises angevines utilisent de nombreuses galeries pour produire les vins pétillants de Saumur et y faire pousser les fameux « champignons de Paris ».

Le terme tuffeau provient du terme tuf, autre roche calcaire. Le tuffeau ou tufeau, est de la craie micacée ou sableuse à grain fin. Elle est de couleur blanche ou crème parfois jaunâtre, et contient quelques paillettes de mica blanc. Elle est extraite de carrières dans des strates de l’ère secondaire au crétacé supérieur. La porosité du tuffeau est très élevée et peut atteindre les 50 % en volume. Ceci en fait une véritable roche “buvard” capable d’accumuler de grandes quantités d’eau. Cette pierre de taille tendre permet de réaliser les décors typiques de l’architecture de la Renaissance.  Décors visibles dans les régions autour de la Loire.

Le tuffeau de Touraine  et d’ Anjou, est employé en construction pour les châteaux de la Loire. Il est extrait du sous-sol de coteaux bordant le fleuve, créant ainsi caves et galeries. Les blocs de roche extraits pouvaient ainsi être chargés sur des bateaux. La cathédrale de Nantes a été construite en grande partie en tuffeau.

Saumur, découverte de ses fleuves et rivières

La Loire a toujours été un élément essentiel de la vie des saumurois. Le fleuve royal partage la cité en deux. Il est resté pendant des siècles le moyen le plus sûr et le plus rapide pour commercer.

La ville de Saumur est traversée de part en part par la Loire. Celle-ci entre sur le territoire communal au sud-est par deux bras de part et d’autre de l’île de Souzay (île Trotouin). Au centre de la ville, elle contourne par deux bras l’île Offard, puis au nord ouest, l’île Ardouin. La Loire quitte Saumur au nord-ouest en passant d’abord par Saint Martin de la Place puis par  Chênehutte-Trèves-Cunault.

Le Thouet, affluent de la Loire,  pénètre au sud de Saumur en longeant Bagneux vers le nord-ouest puis bifurque vers le nord-est vers Saint Hilaire – Saint Florent, rejoignant la Loire au lieu-dit la « Bouche Thouet », en face de l’île Ardouin.

L’Authion, affluent en rive droite de la Loire, limite au nord-est la commune.

Saumur était une ville étape sur le grand axe Est Ouest, d’Orléans à Nantes. Tout d’abord port fluvial tant que subsista la navigation sur la Loire et ville relais sur les routes empruntant les levées des deux rives.

Saumur, découverte de son climat

Le climat du Saumurois est plus continental que celui du reste du département. Il est plus sec et chaud l’été. Les nuages ayant perdu une partie de leur humidité, donnent moins de précipitations.

Saumur, découverte de l’origine de son nom

Le nom de Saumur est attesté sous des formes latinisées. Salmuri en 968, puis Salmurum, Salmurius  et  sous des formes françaises, Salmur en 1209, Salmeur en 1240 puis Saumur en 1793

L’origine de cette formation toponymique reste obscure. Un linguiste français, Albert Dauzat, note cependant une origine préceltique : «sala» (terrain marécageux) avec un élément non identifié : «mur».

Découverte de l’histoire de Saumur

A la Préhistoire

La région de Saumur présente des traces de peuplement dès la préhistoire. Les plus visibles sont les dolmens, nombreux dans la région. Le plus important d’entre eux, le grand dolmen de Bagneux, monument mégalithique, montre l’existence d’une présence humaine dès le néolithique.

Découverte de Saumur au Moyen Age

En 845, le chef viking Hasting pille Saumur.

Vers 960, construction de la forteresse de Saumur par Thibaut le Tricheur.

C’est au Xème siècle que commença à se développer un bourg au pied de la forteresse implantée sur la colline du château. A partir du XIVème siècle ce bourg s’abrite derrière une enceinte urbaine. Saumur contrôle un passage très disputé sur la Loire.

A la fin du Xème siècle, Gelduin, seigneur de Saumur, est vassal des comtes de Blois et ennemi du puissant comte d’Anjou, Foulque Nerra. C’est aussi à cette époque que les moines de Saint Florent le Vieil fuirent devant les invasions normandes. Ils emportèrent alors les reliques de Saint Florent en Bourgogne. Plus tard, les reliques regagnent Saumur sous la protection du comte de Blois. Il construisit un monastère défensif pour les accueillir.

 En 1026  Foulque Nerra s’empare de Saumur qui marquait l’Est de son territoire, limité par le Bassin Parisien, le massif Armoricain et le Poitou. Saumur est détruite en 1068 par les troupes du comte de Poitiers. Mais la ville resta finalement sous le contrôle des comtes d’Anjou dont les possessions s’agrandissaient. En effet en 1151, Henri II, duc de Normandie, devint comte d’Anjou, puis de Poitiers et d’Aquitaine. Il épousa peu après la duchesse Aliénor d’Aquitaine. Il participa aux efforts de sa mère, Mathilde l’Emperesse, fille du roi Henri d’Angleterre pour reprendre le trône d’Angleterre. C’est Etienne de Blois, cousin de sa mère, qui occupait ce trône.   En 1154, Henri II hérita de la couronne d’Angleterre.

La reconquète de l’empire Plantagenêt

En avril 1199, survint la mort de Richard Coeur de Lion, fils et successeur d’Henri II. Philippe Auguste part alors à la reconquète de l’Empire Plantagenêt. Philippe Auguste était le septième roi de la dynastie des Capétiens. Il l’emporta sur Jean Sans Terre, frère de Richard Coeur de Lion en 1203 et Saumur tomba sous le contrôle des Capétiens. Philippe Auguste reste l’un des monarques les plus admirés de la France médiévale. Non seulement pour la longueur de son règne, mais aussi pour ses importantes victoires militaires. Il réussit à affermir le pouvoir royal et mit fin à l’époque médiévale.

La navigation sur la Loire et sur le Thouet, l’existence d’un pont dès 1162 favorisent les activités commerciales et financières de la ville de Saumur. Celle ci a une morphologie de ville-pont, l’agglomération s’étirant le long d’un axe routier perpendiculaire aux deux rivières. Saumur rayonne alors sur le pays saumurois.

En 1343, le sel devient un monopole d’État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois. Il institue la gabelle, taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de « grande gabelle » et comprend seize tribunaux spéciaux ou « greniers à sel ». Saumur en possède un.

Au XVème siècle

Entre ces différents conflits entre les Plantagenêts et les Capétiens, Saumur se développa à l’ombre de la Loire et du château. La ville constituait déjà une étape importante sur le fleuve. En effet, le site de Saumur, grâce à ses cinq îles reliées par des ponts et des gués, permettait de traverser la Loire. Ce carrefour fluvial était aussi un carrefour terrestre, lieu de passage entre Normandie et Aquitaine.

Au XVème le château de Saumur, de défensif se transforme en château d’agrément grâce au roi René, comte de Provence, duc d’Anjou, roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem. Le roi René, beau frère du roi de France Charles VII, marqua les débuts de la Renaissance en privilégiant les lettres et les arts. Il était lui même poète, peintre et protecteur de Jeanne d’Arc. Louis XI, roi de France aimait séjourner à Saumur, il fit dresser un oratoire en l’église de Nantilly. Le 31 juillet 1466, il accorda des franchises aux habitants de Saumur.

Découverte de Saumur et de l’Empire Plantagenêt

L’Empire Plantagenêt ou Empire angevin est l’ensemble d’États s’étendant des confins anglo-écossais aux Pyrénées et de l’ Irlande au Limousin. Ils furent  réunis au milieu du XIIème siècle par Henri II Plantagenêt. La formation de l’Empire Plantagenêt plonge ses origines au XIème siècle avec l’émergence du comté d’Anjou. Avec le comte Foulques Nerra  jusqu’à Foulques V, il réussit à asseoir sa domination sur les provinces environnantes du Maine et de la Touraine.  Geoffroy Plantagenêt, fils de Foulques V, y ajoute la Normandie. Son propre fils, Henri II Plantagenêt par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine étend son influence sur l’Aquitaine. À terme, il parvient à conquérir l’Angleterre et y devint roi en 1154. Ainsi, les descendants de Geoffroy Plantagenêt dominèrent pendant 60 ans cet empire Plantagenêt.

L’influence et la puissance des Plantagenêts inquiète la dynastie capétienne française qui ouvre un période de conflits s’étalant sur une centaine d’années. Richard Coeur de Lion, fils et successeur d’Henri II, meurt en 1199. Philippe Auguste se lance alors à la conquête de la partie continentale de l’Empire en 1214. Il mets ainsi un terme à la domination des Plantagenêts dans l’ouest de la France. Henri II et son fils, Richard Coeur de Lion, reposent tous deux aux cotés d’Aliénor d’Aquitaine en l’abbaye de Fontevraud

Saumur, fût ainsi l’un des enjeux entre les Capétiens, soucieux de conforter l’autorité royale et les Plantagenêts. La ville est prise en 1203 par Philippe Auguste qui l’incorpore au domaine royal. Saint Louis en 1230 pendant plus de trois mois séjourna à Saumur dans le château, alors place forte imprenable. Il donna en 1241 une fête si fabuleuse qu’on l’appela la « Non-Pareille ».

Découverte de Saumur au XVIème et XVIIIème siècles

Le siècle de la Réforme est la grande époque historique de Saumur. La bourgeoisie de Saumur, bénéficiant de grandes richesses, de commerce actif et jouissant de liberté municipale accueillit vivement ces idées nouvelles. Non seulement, elle se montra favorable au calvinisme, mais elle eut même une raison supplémentaire : l’abbaye de Saint-Florent et celle de Fontevrault, pesaient sur elle de deux côtés et retenaient son essor à leur profit.

Le protestantisme représenta donc pour Saumur non seulement une doctrine mais aussi un effort d’affranchissement. Quand les partis en arrivèrent à un état de lutte matérielle, Saumur prit fait et cause pour la religion réformée. Les églises furent pillées et dévastées ; les représailles passionnées de la population frappèrent surtout l’abbaye de Saint-Florent. Saumur subit ainsi les vicissitudes de la lutte entre catholiques et protestants, mais resta invariable dans son esprit et dans ses sympathies protestantes. Le massacre des protestants déclenché à Paris le  24 août 1572, jour de la Saint Barthélémy, y passa sans éteindre plus qu’ailleurs le protestantisme dans le sang qu’elle y fit pourtant abondamment couler.

En 1576, quelques années après ce massacre, le roi Henri de Navarre (futur Henri IV), échappé de Paris, vint se réfugier à Saumur, où il fut reçu avec empressement. Il s’y établit pendant plusieurs semaines. En 1589, par le traité conclu entre lui et Henri III, Saumur lui fût cédée comme place de sureté et comme passage sur la Loire. Henri de Navarre confia la garde de Saumur à l’un de ses fidèles amis, figure des plus élevées et des plus expressives du protestantisme, Philippe Duplessis-Mornay. Elle devient le siège d’un gouvernement militaire, commandé par Philippe Duplessis-Mornay de 1589 à 1621, et apparaît alors comme l’une des capitales politiques du protestantisme français.

Saumur sous gouvernement militaire de 1589 à 1621

 Duplessis-Mornay a exercé une immense influence sur Saumur et sur son développement.  Il y fit construire à ses frais un temple pour l’exercice du culte réformé. Il y fonda l’académie protestante dont la renommée s’étendit non seulement en France, mais dans toute l’Europe, et qui fut un foyer puissant de haut enseignement destiné à la jeunesse de la nouvelle religion.

portrait de Philippe Duplessis Mornay dans les années 1590.
Philippe Duplessis Mornay

Les établissements de Duplessis, son influence et son administration, donnèrent une grande importance à la ville, et y attirèrent de toutes parts les familles protestantes.  En 1596, les protestants y tinrent un synode national sous la direction et sous les auspices de Duplessis-Mornay. La population de la ville s’éleva rapidement, et elle atteignit jusqu’à 25 000 habitants. Duplessis oeuvra pour la réparation et la rénovation du château.

La mort de Henri IV émut vivement les protestants, qui tinrent, en 1611 une assemblée générale à Saumur, où toutes les provinces envoyèrent des députés, parmi lesquels figuraient les ducs de Bouillon, de Sully, de Rohan, etc. Duplessis fut le président de cette assemblée qui dura quatre mois et pendant lesquels Saumur offrit l’aspect et l’animation d’une capitale. Duplessis-Mornay conserva, sous le nouveau règne de Louis XIII le gouvernement de Saumur jusqu’en 1621, époque à laquelle, la querelle des protestants et des catholiques jugée éteinte, on le lui enleva.

  On lui offrit en compensation, le bâton de maréchal de France et 100 000 écus qu’il refusa avec hauteur. Profondément blessé de la défiance dont il était l’objet, il se retira au fond du Poitou dans une de ses terres, où il mourut deux ans après.

La révocation de l’édit de Nantes en 1685

 La révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, frappa cruellement Saumur. C’est la plus grande calamité dont cette ville ait été atteinte dans tout le cours de son histoire. Les protestants émigrèrent en masse et la population tomba à 6 000 habitants, c’est-à-dire qu’elle diminua dans la proportion des deux tiers, ces deux tiers renfermant la partie prépondérante par ses lumières, son activité, son  industrie et ses richesses.     

Voltaire mentionne Saumur dans son œuvre L’Ingénu. Durant cet épisode, Voltaire met en avant l’histoire de Saumur très liée au protestantisme.

La ville de Saumur passa, par cet événement, à un état de tristesse, de vide et de silence qui dura jusqu’à 1763.

Découverte de l’installation à Saumur d’un régiment de Carabiniers

 En 1763, s’installent à Saumur deux brigades et l’état-major d’un régiment de carabiniers,corps d’élite formé sous les auspices de Louis XIV.  

 Tous les régiments de cavalerie envoient dans ce corps d’élite les officiers les plus distingués et les plus beaux hommes de l’armée. Dans l’état lamentable où était Saumur, l’arrivée de ce régiment fut une révolution importante pour la ville qui lui doit sa physionomie actuelle. Les maris montrèrent beaucoup de retenue, les femmes aussi mais le point de contact entre les carabiniers et la bourgeoisie saumuroise s’établit par elles.

Les carabiniers se mirent à jouer la comédie ; on alla les voir. Ils donnèrent des fêtes, on leur en rendit ; peu à peu l’union devint parfaite, et on se félicita de posséder le régiment.

La construction du pont Cessart de 1756 à 1770 permet à Saumur de  s’étendre  plus à l’ouest.

L’année 1767 verra l’achèvement du célèbre manège des Écuyers. Dès 1771, l’Ecole de Cavalerie devient le seul centre d’instruction des cavaliers militaires, remplaçant 5 écoles crées en 1763 (Douai, Metz, Besançon, Cambrai et Angers.) Elle fonctionnera jusqu’en 1788.

Un carabinier du 1er régiment en 1812.
Carabinier du 1er régiment – 1812-

Le régiment de carabiniers et l’essor de Saumur

Les carabiniers restèrent à Saumur jusqu’à la Révolution. Ils y construisirent un très beau quartier pour se loger. Une école d’équitation reçoit des officiers de tous les corps et un grand nombre de jeunes gens de familles riches s’inscrivirent comme amateurs. Cette école d’équitation fût le premier germe de la grande école de cavalerie que possède actuellement Saumur. L’école d’équitation et le régiment formèrent ainsi une institution remarquable. En 1777, l’empereur Joseph II, frère de la jeune reine Marie-Antoinette, la visita. Pendant les vingt-cinq ans de présence du régiment de carabiniers, la population de Saumur s’éleva péniblement de 6 000 à 10 000. On était encore loin des 25 000 de l’époque de la splendeur protestante, mais son commerce reprit de l’activité dans la même proportion, son aspect se releva et la ville éteinte de 1685 se remit en mouvement pour devenir la ville d’aujourd’hui.

Découverte de Saumur à la Révolution

Le 14 janvier 1790, l’Assemblée Nationale décrète que Saumur et le Saumurois resteront en region d’Anjou, intégrés dans le département de « Mayenne-et-Loire » (futur « Maine-et-Loire »). Le lundi 24 mai 1790, Angers devient préfecture, le nouveau département est définitivement constitué : l’Assemblée Constituante entérine cette structure le 22 juin 1790 et le Roi le 25 juin 1790. Afin de calmer la susceptibilité des Saumurois, les 36 membres du nouveau conseil du département portent à leur présidence  Gilles Blondé de Bagneux, ancien maire de Saumur.

Après la prise de Bressuire le 2 mai et de Thouars le 5 mai, la bataille de Saumur a lieu le 9 juin 1793. L’ Armée Catholique et Royale de Vendée reprend la ville et y fait prisonniers 11000 “bleus” et un butin de 15000 fusils, 80 canons.

La Terreur Angevine

En juillet 1793, les troupes républicaines reprennent la ville d’Angers, abandonnée par l’armée catholique et royale. L’administration de la ville est remplacé par des comités révolutionnaires. Des centaines de vendéens ou de contre révolutionnaires sont arrétés. Des commissions militaires se mettent en place pour juger les prisonniers. Lors de la Terreur Angevine du 13 au 25 décembre 1793, 29 prisonniers sont guillotinés à Saumur, 403 sont fusillés, 19 acquittés. Parmi les 99 martyrs d’Angers, cinq Saumuroises d’origine sont fusillées le 1er février 1794 à Avrillé. Une plaque commémorative est visible en l’église Saint-Nicolas ainsi que des reliques dans le nouvel autel. Au total, en Maine et Loire, 11 000 à 15 000 prisonniers vendéens ou contre-révolutionnaires du nord de la Loire, hommes, femmes et enfants, sont emprisonnés, parmi ceux-ci 6 500 à 7 000 sont fusillés ou guillotinés et 2 000 à 2 200 meurent dans les prisons.

Découverte de la création de l’Ecole Royale de Cavalerie

Le 23 décembre 1814, Louis XVIII fonde à Saumur L’École d’instruction des troupes à cheval qui deviendra l’École royale de cavalerie en 1825, sous Charles X. Le corps des instructeurs d’équitation se répartit alors en deux manèges, l’un militaire habillé de bleu et l’autre académique, habillé de noir. Il deviendra le Cadre Noir. A partir de 1830, avec la disparition de l’Ecole de Versailles, Saumur devient la seule école dépositaire de la tradition équestre française. Ses instructeurs d’équitation donnent des reprises publiques de haute école sous l’appellation de Cadre Noir. Après 1945, l’école prend le nom d’école d’application de l’arme blindée cavalerie.

La navigation sur la Loire au pied du château de Saumur vers 1850.
Saumur. Maine-et-Loire, dessin de Hubert Clerget (1818-1899)

Le 20 juin 1828 eut lieu, sur la place du Chardonnet, le premier « Carrousel », donné en l’honneur de la duchesse de Berry. Depuis 1831, ces « carrousels » ont lieu tous les ans.

Honoré de Balzac situe à Saumur, dans une période qui va de 1816 à 1827, son roman Eugénie Grandet publié en 1834.

À partir des années 1850, les nouvelles voies ferrées supplantent le trafic fluvial sur la Loire

Une des scènes des Misérables (parution en 1862)  de Victor Hugo  se déroule à Saumur.

Découverte de Saumur pendant la seconde guerre mondiale

Pendant la campagne de France  en juin 1940, les troupes allemandes arrivèrent aux portes de la ville. Les élèves officiers de réserve de l’Ecole de Cavalerie rejoints par les élèves sous-officiers de l’école de Saint Maixent et une compagnie de tirailleurs nord-africains, soit environ 2 200 hommes sous les ordres du Colonel  Charles Michon voulurent empêcher la première division de cavalerie allemande de traverser la Loire. tentèrent d’interdire le passage du pont à la première division de cavalerie allemande. Dépourvus d’armements lourds et antichars, de blindés et d’appui aérien, ils résisteront à un ennemi bien supérieurement armé durant 36 heures, jusqu’au 20 juin ou l’ordre de retraite sera ordonné par le général Pichon.

Les bombardements de 1940 endommagèrent considérablement Saumur qui compta des dizaines de morts civils, mais ces combats ne détruisirent ni le château ni la vieille ville.

Le 1er et le 2 juin 1944 deux grands bombardements anglo-américains visent Saumur. Les voies ferrées sont endommagées et la gare est inutilisable. Des bombes à retardement explosèrent pendant une journée entière, tuant 87 habitants et blessant de nombreux autres à la sortie de leurs abris.

L’évolution de l’école de cavalerie

En 1945, la cavalerie et les chars de combat fusionnent pour créer l’Arme Blindée et Cavalerie (ABC). L’école de cavalerie devient le centre d’instruction de l’ABC, Ecole d’application de l’arme blindée et de la cavalerie.

En 2002, l’école de Saumur accueille le centre d’études d’enseignement au renseignement à l’armée de terre (CEERAT). Puis, en 2009, l’école reçoit le centre de défense nucléaire et biologique et chimique (CDNBC). L’école d’état major, connu sous le nom d’Ecole de Cavalerie devient en 2012, l’Ecole Militaire de Saumur (EMS)

Chaque année, l’Ecole Militaire de Saumur forme plus de 4000 stagiaires.

Ville du cheval, Saumur devient, en 1972, le siège de l’Ecole Nationale d’Equitation (E.N.E.). L’ENE est un établissement public français créé autour du Cadre Noir de Saumur, en vue de la formation des cadres supérieurs de l’équitation. En 2010, l’Ecole Nationale d’équitation forme avec les  Haras Nationaux l’Institut français du cheval et de l’équitation.

Découverte de Saumur d’aujourd’hui

Le 1er février 1973 Saumur fusionne avec Bagneux, Dampierre-sur-Loire, Saint-Hilaire-Saint-Florent et Saint-Lambert-des-Levées.

De nos jours, Maisons à colombage place Saint Pierre au départ de la montée du fort vers le château de Saumur.
La Place Saint Pierre et la montée vers le château

Le rôle commercial de Saumur se renforce par la commercialisation des produits agricoles de sa périphérie rurale, notamment les vins, les céréales, les fruits et le chanvre.

Plus tournée vers la tradition que vers la nouveauté, l’agglomération saumuroise aborde l’ère industrielle à partir de ses bases locales. Des manufactures de médailles remplacent l’ancien artisanat du chapelet. Les carrières de tuffeau se révèlent propices à l’élaboration de vins effervescents selon la méthode champenoise, ainsi qu’à la culture des champignons de couche.

La maison Ackerman la distillerie Combier, les vins effervescents de la zone d’appellation  Saumur, sa proximité des terres de production du saumur-champigny la tradition de production de champignons, asperges et autres légumes  font la réputation de la ville.

On trouve à Saumur plusieurs sites touristiques culturels : le château-musée  abrite les collections municipales (arts décoratifs) et les collections du musée du Cheval. Sur le territoire de la commune, se trouvent aussi le musée des Blindés, le musée du champignon, le site Pierres et Lumières et le musée du moteur

Le parcours cyclotouristique : La Loire à vélo traverse Saumur et draine de nombreux cyclistes. La ville se situe également sur les grands itinéraires des châteaux de la Loire. 

Diverses animations, dont Anjou-Vélo-Vintage, au mois de juillet, participent de l’attractivité touristique de la ville.

Fleuve encore “sauvage”, la Loire est aujourd’hui admirée pour sa faune et sa flore, ses paysages lumineux et le climat si doux qu’elle favorise à Saumur et dans tout le Val de Loire.

Découverte d’une halte agréable à proximité du château de Saumur

Pour votre halte à Saumur, pourquoi ne pas choisir la Maison de Saumur ? Maison d’hôtes de charme qui vous propose plusieurs chambres d’hôtes de caractère en ville de Saumur. Nous vous recevrons dans une jolie demeure, du quartier historique de l’Ecole de Cavalerie, labellisée City Break Premium par les Gites de France Anjou. Ainsi, après votre découverte de Saumur ou des richesses du saumurois, vous séjournerez non loin du coeur de ville de Saumur, de son château et de ses monuments classés mais aussi de ses restaurants, boutiques, musées et marchés.

Un aperçu de la façade de la Maison de Saumur, maison d'hôtes de caractère, proche du centre ville de Saumur.
Croquis de la façade de la Maison de Saumur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *